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Le Fictionaute

Le Fictionaute

Chroniques littéraires, science-fiction et mauvais genres.

Stéphanie Nicot chez Scrinéo

Publié par Victor Montag sur 21 Novembre 2016, 17:26pm

Stéphanie Nicot chez Scrinéo

«La collection de Stéphanie» est un article sur Stéphanie Nicot, directrice de collection chez Scrinéo.

Valérie Susset - Le Mag - Dimanche 20 novembre 2016.

On l’oublie souvent, mais le premier prix Goncourt a été remis en 1903 à un livre de science-fiction ! « Assez mauvais d’ailleurs… » Les jurés de la récompense littéraire naissante avaient visiblement été plus séduits par « Force ennemie » de John-Antoine Nau que la nouvelle directrice de collection Stéphanie Nicot… « On a connu, aux débuts de la science-fiction, la psychologie sommaire des personnages d’une littérature qui naît, et bien entendu, quel que soit le genre, il y a des bons et des mauvais écrivains partout », précise la directrice artistique des Imaginales, salon des littératures de l’imaginaire qui se tient chaque année dans les Vosges. « Mais la science-fiction, comme la fantasy ou le fantastique, est désormais un genre aussi bien écrit que la littérature générale », affirme la spécialiste. À qui les remarques des libraires « se plaignant de manquer de space opera » ne risquaient pas d’échapper. « J’aime ça et je m’y connais bien : pourquoi ne pas créer une collection ? » Et c’est avec la jeune maison d’édition Scrineo que Stéphanie a donc choisi de lancer, à destination des adultes et grands ados « qui aiment le roman d’aventures pas bête », une collection de space opera. « Il s’agit d’un type d’histoires se passant dans des mondes futurs, sur d’autres planètes, avec des aliens, des aventures spatiales… » Elle a toujours adoré ça, Stéphanie Nicot. « Je n’aime pas m’ennuyer ! J’aime que les personnages d’un livre me fassent quitter le quotidien. Il faut faire fort pour que je m’intéresse à une autofiction ou à tout autre roman nombriliste sans le bruit du monde… Mais je constate qu’on recommence à raconter des histoires, et c’est tant mieux ! »

« J’ai déjà cinq synopsis acceptés, dont deux en cours d’écriture…

Autant dire que cette Bretonne d’origine est comme un poisson dans l’eau depuis qu’à peine arrivée en Lorraine, en 1980, elle s’est mise à collaborer à une revue spécialisée dans la science-fiction et l’imaginaire, jusqu’à devenir rédactrice en chef de la revue trimestrielle Galaxies de 1996 à 2007, tout en animant le salon nancéien des Galaxiales de 1996 à 2000… Avant de prendre la direction artistique des Imaginales en 2002. Une somme d’expériences dans le domaine de la littérature imaginaire, de l’édition et de la mise en place de partenariats, venue s’ajouter à l’énergie débordante qui anime depuis toujours cette ancienne employée au ministère des Finances… n’ayant pas hésité à reprendre ses études à 38 ans pour devenir professeur de lettres et d’histoire, « parce qu’il faut arrêter de dire aux gens qu’on ne peut pas changer de vie ! » Tout cela en s’engageant à fond dans la vie associative et culturelle après un passage par la case politique. De toute façon, Stéphanie Nicot vit tout à fond. Et les rencontres l’ont toujours passionnée.

Avec plus de 30.000 visiteurs désormais au festival des Imaginales dont la renommée est devenue internationale, et une vente de livres qui s’y est accrue de 57 % ces trois dernières années, inutile de dire qu’elle maîtrise son sujet. Pour lancer sa collection dédiée à la science-fiction, Stéphanie Nicot a sans hésiter jeté son dévolu sur Loïc Henry. « Je l’ai rencontré aux Imaginales il y a trois ans, et son premier roman, pourtant mal diffusé, s’est vendu à presque mille exemplaires ! Un an après, il était réédité chez Folio, et là, il s’en est vendu des milliers… Pourtant, il était obligé d’aller en Australie pour publier ses nouvelles ! Alors je lui ai demandé d’écrire le premier roman de ma collection… » Un livre ambitieux et foisonnant truffé d’explorateurs et de généticiens mystérieux. En travaillant avec « son » auteur sur le scénario des « Océans interstellaires », Stéphanie s’est régalée. Et l’aventure ne fait que commencer ! « J’ai déjà cinq synopsis acceptés, dont deux en cours d’écriture… Si j’en suis à trois lectures et que j’aime toujours, c’est bon signe ! » En janvier, sortira « Étoiles sans issue » de Laurent Genefort. « Face à la montée de ces nouveaux genres, il faut se souvenir de Van Gogh, du jazz ou du rock’n’roll… Ça a toujours été des batailles ! »

« Les Océans stellaires », de Loïc Henry. 416 pages. 20 €. Éd. Scrineo.

L'article sur le site du Républicain Lorrain

Stéphanie Nicot (Photo L'Est Républicain)

Stéphanie Nicot (Photo L'Est Républicain)

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